Cure thermale dans les Pyrénées : Cancer et lymphoedème

 

Cancer et lymphoedème

 

Un patient est considéré à risque de lymphoedème lorsqu'il a été traité pour un cancer. Il s'agit le plus souvent de femmes traitées pour un cancer du sein par abblation de la tumeur (masectomie, tumorectomie) associée à un curage axillaire et une radiothérapie externe parfois complétées par une chimiothérapie. 

Le lymphoedème du membre supérieur touche environ une femme sur cinq en cas de curage axillaire classique et entre 5 % et 8 % pour la technique du ganglion sentinelle. D'autres facteurs de risque en dehors de la chirurgie et de la radiothérapie ont été décrits dans la littérature : obésité lors du traitement du cancer du sein, prise de poids post-opératoire, prélèvements ou injections sur le membre ipsilétéral, envahissement ganglionnaire. Pour les lymphoedèmes des membres inférieurs, essentiellement après traitement de cancers pelviens (col utérin, endomètre, ovaires, prostate, vessie, rectum), les facteurs de risque sont beaucoup moins documentés, de même que la fréquence des lymphoedèmes, en raison de l'absence de définitions consensuelles.

La présence d'un lymphoedème ou sa possibilité de survenue ont incité de nombreux professionnels de santé à proposer des conseils de prévention en considérant qu'un "excès" d'activité physique ou de mouvements (sans que cette notion soit bien définie) puisse être un facteur de risque de lymphoedème. Ces conseils sont très nombreux et concernent des domaines différents (loisir, activités quotidiennes, sport). Ils sont proposés por tenter de réduire le risque, sans toujours prendre en considération les bénéfices éventuels de l'activité physique. Ils sont relativement consensuels mais la quasi totalité est empirique car les données issues de la littérature sont très pauvres et fragmentaires. en particulier, les activités physiques ont fait l'objet de beaucoup de restrictions comme par exemple éviter les sports "violents" (squash, tennis) et/ou répétitifs.