Cure thermale dans les Pyrénées : Le Lymphoedeme

 

Le Lymphoedeme

   

Qu’est-ce qu’un lymphœdème ?

 

La lymphe est un liquide organique qui occupe les espaces intercellulaires et circule dans les vaisseaux lymphatiques.

Elle est le véritable milieu intérieur dans lequel baignent les cellules. Elle est riche en protéines et en lymphocytes (cellules de l’immunité).

Le lymphœdème est une augmentation de volume d’une partie du corps liée à une accumulation de lymphe dans les tissus sous-cutanés.

Il touche le plus souvent les membres inférieurs ou supérieurs, mais aussi la face, le tronc ou les organes génitaux.

 

1.       A quoi sert le système lymphatique ?

 

Le système lymphatique sert à éliminer les déchets provenant du métabolisme de nos cellules.

C’est-à-dire évacuer par un système de canaux les déchets, les virus, les bactéries, les grosses protéines et l’eau accumulés dans les tissus.

 

2.       Comment ça marche ?

 

Le système lymphatique peut se comparer à un réseau maillé, comme un filet de pêche, immédiatement sous la peau qui récupère l’excédent lipidien et les toxines qu’il en envoie dans des vaisseaux plus gros, situés en profondeur et qui sont pourvus d’un système de valvules comme les veines.

Ces vaisseaux vident leur contenu dans les nœuds ganglionnaires, qui filtrent, nettoient et renvoient la lymphée épurée dans la circulation veineuse.

A la différence du réseau sanguin, le système lymphatique ne comporte pas d’organe assurant le rôle de pompe. La circulation résulte des mouvements du corps, des contractions musculaires et par le fait que les plus gros vaisseaux possèdent des valvules pour empêcher le reflux.

 

3.       Conséquences

 

L’accumulation de lymphe dans les tissus entraine une modification de ceux-ci : la peau devient plus épaisse avec parfois des amas de graisse.

Les bactéries se multiplient et favorisent les poussées infectieuses, qui sont une source d’aggravation du lymphœdème.

 

4.       Origine des lymphœdèmes

Selon la cause, on distingue les lymphœdèmes primaires et secondaires.

 

·         Le lymphœdème primaire est lié à une malformation constitutionnelle du système lymphatique. Il est soit familial, congénital ou sporadique. Il atteint de façon prépondérante les membres inférieurs.

 

·         Le lymphœdème secondaire est dû à la destruction ou à l’obstruction du réseau lymphatique (curage ganglionnaire, exérèse chirurgicale, radiothérapie, obstructions par cellules tumorales ou filaires, traumatisme, évolution de certaines insuffisances veineuses).

 

 

5.       Les stades d’évolution

 

Le lymphœdème peut évoluer plus ou moins rapidement. L’évolution naturelle se fait schématiquement en 3 stades :

 

Stade 1 : accumulation de liquide riche en protéines (en augmentation de volume par œdème). Lorsqu’on appuie avec le doigt l’œdème est dépressible car non fibreux : c’est le signe du godet.

 

Stade 2 : L’œdème est toujours dépressible mais la peau subit des transformations ainsi que les tissus sous cutanés qui deviennent durs et cartonnés, la fibrose s’installe ainsi qu’un engraissement.

Ceci se traduit par le signe de Stemmer qui est l’impossibilité de pincer la peau du dos du deuxième orteil.

 

Stade 3 : éléphantiasis avec disparition du caractère dépressible de l’œdème et présence de troubles trophiques : hyperkératose, verrues et vésicules lymphatiques.

 

6.       Les complications possibles

 

La plus fréquente est la poussée infectieuse : il s’agit d’un érysipèle dû à un germe : le Streptocoque β hémolytique, et qui doit être rapidement traité par des antibiotiques.

Attention : les épisodes infectieux aggravent le lymphœdème.

La porte d’entrée est souvent une mycose des plis cutanés ou des espaces interdigitaux, mais il peut aussi s’agir d’une coupure ou d’un choc psychologique.

Le membre atteint et/ou le sein deviennent chauds et douloureux et augmentent de volume.  Ceci peut s’accompagner de signes généraux tels frissons, tremblements, fièvre et altération de l’état général.

 

7.       Quelques chiffres

 

- Volume de la lymphe chez l’adulte moyen : 8 à 10 litres

- Débit très lent : 4 à 6 litres par 24 heures, soit 2 heures pour remonter du pied au thorax.

- Vitesse de circulation veineuse : du cm/seconde

- Vitesse de circulation lymphatique : du cm/minute